Ferrari a récemment annoncé sa première berline 5 portes 100 % électrique, la Luce. C’est 1 050 ch, 2,2 tonnes et la possibilité d’abattre le 0 à 100 km/h en 2,5 secondes pour un prix de 550 000€. En plus d’être une électrique, le design et les technologies ne font pas l’unanimité. Derrière ces choix, le Centro Stile Ferrari dirigé par Flavio Manzoni, en collaboration exclusive avec Jony Ive (ex-designer Apple) et Marc Newson (designer australien proche de Jony Ive) de LoveFrom.
Depuis, internet s’emballe entre admiration et moqueries. En effet, le design extérieur casse les codes avec les lignes habituelles de la marque. Le design est sobre, beaucoup moins agressif, presque trop lisse.
Quant à l’intérieur, on y retrouve la marque de fabrique de Jony Yve, à qui on doit le look de l’iPhone, de l’iMac et de l’Apple Watch. On y retrouve des matériaux nobles comme le cuir et l’aluminium. Mais aussi des écrans développés en collaboration avec Samsung.

Ferrari casse les codes
Avec la Luce, Ferrari casse les codes et ça commence avant la révélation. En effet, la marque au cheval cabré semble avoir privilégié les influenceurs et journalistes du monde de la tech. Les puristes de l’automobile ne semblent pas avoir fait face. Les invités ont publié rapidement sur les réseaux sociaux. On y remarque un contenu quasiment identique : la présentation très rapide du design extérieur, plus long sur l’intérieur et ses technologies et beaucoup moins sur l’aspect mécanique.
Fini la présentation à l’ancienne avec les gros moteurs. Ferrari présente le futur où il est question d’acheter « une image » et des performances. Acheter la Ferrari Luce, c’est comme acheter un smartphone. C’est beau, c’est performant et ça fonctionne sans prise de tête.
Mais au fait ! Qu’on aime ou pas, le plus important est quand même de la voir rouler. Sur piste, sur route, pour voir son comportement, sa tenue de route, la qualité des suspensions. Pour l’instant, on n’en sait trop rien. Mais qu’importe… Ça arrivera dans un second temps et ça ne semble pas être la priorité des premiers retours.

Un marketing bien huilé
Comme pour l’annonce d’un smartphone de la marque à la pomme, Ferrari a bien ficelé son marketing. Entre bad buzz et admiration, l’important est d’en parler. La nouvelle riche génération de potentiels acheteurs est dans le viseur. Les puristes de la marque pourront toujours se focaliser sur les modèles thermiques de la marque. Et pourquoi pas, par curiosité, se laisser tenter par la Ferrari Luce.
Maintenant, il reste la concurrence asiatique. Même si les marques proposées ne sont pas aussi prestigieuses que Ferrari, certains modèles ont des performances proches pour un prix dix fois inférieur. Il ne serait pas non plus étonnant qu’une des marques asiatiques s’inspire fortement de la Luce pour créer un modèle esthétiquement « amélioré ».
Dans tous les cas, chez Ugeek, nous pensons que Ferrari a réussi et que le carnet de commandes devrait se remplir rapidement. Une nouvelle ère s’ouvre chez le constructeur italien et ce n’est que le début.
